Troubles du sommeil : quand les nuits sont perturbées au-delà de l’insomnie
- keyshypnosepnl
- 18 déc. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Identifier les troubles du sommeil pour mieux les traiter

"Quand la nuit se fissure"
Le sommeil ne se résume pas à une simple alternance entre “bien dormir” et “mal dormir”. Il s’agit d’un processus physiologique complexe, organisé en cycles successifs et régulé par une horloge interne synchronisée avec l’alternance jour-nuit. Mais certains troubles du sommeil viennent perturber ce mécanisme et altérer la qualité du repos ainsi que sa fonction réparatrice.
Les principaux troubles du sommeil
Lorsqu’on évoque les troubles du sommeil, on pense spontanément à l’insomnie. Pourtant, le sommeil peut être perturbé de bien d’autres façons.
En effet, certains troubles touchent la respiration, d’autres modifient les rythmes biologiques, tandis que d’autres encore concernent les mouvements ou les comportements nocturnes.
On distingue plusieurs catégories de troubles du sommeil, selon les mécanismes en cause :
Troubles respiratoires du sommeil : apnées, hypoventilation.
Troubles moteurs : syndrome des jambes sans repos, mouvements périodiques des membres.
Désynchronisations du rythme veille-sommeil : décalage entre l’horloge biologique et les horaires de vie.
Parasomnies : somnambulisme, cauchemars, terreurs nocturnes, paralysies.
Hypersomnies et narcolepsies : endormissements incontrôlés ou besoin excessif de sommeil.
Ces troubles affectent profondément l’organisation naturelle du sommeil et, à terme, le bien-être global.
Quelques chiffres clés
Une enquête récente (2025) de l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) met en évidence la fréquence de ces troubles en France :
Troubles respiratoires du sommeil : apnées du sommeil : 9 % des adultes
Troubles moteurs : syndrome des jambes sans repos : 7 %
Désynchronisations du rythme veille-sommeil : 13 %
Parasomnies : cauchemars récurrents : 8 %, somnambulisme : 3 %
Hypersomnies et narcolepsies : 2 %
Insomnie : trouble du maintien ou de l’endormissement : 21 %
Enfin, la somnolence diurne touche un quart des jeunes adultes (18-24 ans), illustrant l’impact croissant du manque de sommeil dans cette tranche d’âge.
Troubles respiratoires du sommeil
Le plus fréquent est le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), caractérisé par des pauses respiratoires répétées pendant la nuit. Ces interruptions fragmentent le sommeil, réduisent la récupération et sollicitent fortement le système cardiovasculaire.
D’autres formes existent, comme les hypopnées (respiration superficielle) ou l’hypoventilation nocturne, qui altèrent également la qualité du sommeil et de l’oxygénation.
Troubles moteurs du sommeil
Le syndrome des jambes sans repos se manifeste par des sensations désagréables (picotements, tiraillements, besoin irrépressible de bouger) survenant au repos, souvent le soir.Il est fréquemment associé à des mouvements périodiques des jambes, responsables de micro-réveils et de difficultés d’endormissement.
Ces troubles nuisent à la continuité du sommeil et entraînent une fatigue persistante au réveil, malgré une durée de sommeil apparemment suffisante.
Désynchronisations du rythme veille-sommeil
Le sommeil est régulé par une horloge interne, calée sur l’alternance naturelle du jour et de la nuit. Certains contextes peuvent toutefois perturber cette régulation :
les décalages horaires liés aux voyages,
le travail en horaires décalés ou de nuit,
les troubles du rythme circadien, comme le syndrome de retard de phase (endormissement très tardif) ou le syndrome d’avance de phase (endormissement et réveil très précoces).
Lorsque ces désynchronisations deviennent chroniques, elles entraînent une dette de sommeil : le corps ne parvient plus à récupérer suffisamment, même lors des périodes de repos prolongées.
Parasomnies
Ce sont des phénomènes indésirables (comportements, émotions, perceptions ou mouvements) qui surviennent pendant le sommeil, à l’endormissement, au réveil, ou lors des transitions entre les stades de sommeil.
Elles traduisent une activation partielle du cerveau alors que d’autres zones restent endormies.
Somnambulisme : correspond au fait de se lever et marcher en dormant, sans conscience de ses actes ni souvenir au réveil.
Terreurs nocturnes : se manifestent par des réveils soudains avec cris, agitation et peur intense, sans souvenir précis au matin.
Cauchemars récurrents : désignent des rêves angoissants qui provoquent un réveil complet et un souvenir clair du contenu.
Bruxisme : consiste à grincer ou serrer les dents de façon involontaire pendant le sommeil.
Paralysie du sommeil : se caractérise par une incapacité temporaire de bouger ou de parler lors de l’endormissement ou du réveil, parfois accompagnée d’hallucinations.
Trouble du comportement en sommeil paradoxal : se traduit par l’exécution des rêves en raison de l’absence de paralysie musculaire normale durant le sommeil paradoxal.
Certains pnénomènes sont fréquents chez l’enfant, ils peuvent persister ou réapparaître à l’âge adulte, perturbant la récupération et altérant la qualité de vie.
Hypersomnies et narcolepsies
Certaines pathologies provoquent une somnolence excessive en journée, traduisant un dérèglement profond des mécanismes de veille et d’endormissement :
L’hypersomnie, caractérisée par un besoin excessif de sommeil,
La narcolepsie, marquée par des endormissements soudains et incontrôlables, parfois accompagnés de cataplexie (perte brutale du tonus musculaire).
Ces troubles modifient profondément la relation au repos et nécessitent une prise en charge médicale spécialisée.
Insomnie
L’insomnie reste le trouble du sommeil le plus répandu. Elle se traduit par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes fréquents ou un réveil précoce le matin, avec une impression de sommeil non réparateur.
Souvent liée au stress, à l’anxiété ou à des facteurs environnementaux, elle peut devenir chronique lorsqu’elle s’installe sur plusieurs mois.Ses répercussions touchent la vigilance, la concentration, l’humeur et, à long terme, la santé physique et émotionnelle.
Les troubles du sommeil agissent différemment sur la structure du sommeil, mais tous ont en commun de fragiliser la récupération et de désorganiser les fonctions essentielles de régulation physique, cognitive et émotionnelle.
.Un diagnostic précis permet de mettre en place une prise en charge médicale adaptée.
L’hypnose pour apaiser la relation au sommeil
L’hypnose ne se substitue jamais à un traitement médical dans le cas de troubles du sommeil diagnostiqués.
En revanche, elle peut devenir un allié précieux pour retrouver une relation apaisée et naturelle au sommeil, en :
réduisant l’hypervigilance et l’anxiété liées au coucher,
réinstallant des rythmes plus stables,
favorisant la reconnaissance des signaux internes d’endormissement,
transformant la manière de vivre les réveils nocturnes en réduisant leur charge émotionnelle.
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CABINET KEYS HYPNOSE & PNL, Vincennes et Saint-Mandé


