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Pourquoi une phobie n’est jamais une peur irrationnelle ?

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    keyshypnosepnl
  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture

Comprendre la mécanique interne d’une peur qui semble démesurée


Hypnose phobies -Vncennes -Saint-Mandé

" La surprenante mécanique des phobies"


Les phobies sont souvent perçues comme des réactions démesurées ou incompréhensibles. Pourtant, une phobie ne traduit pas un manque de rationnalité ni une sensibilité excessive : elle reflète un mécanisme de protection très bien organisé, construit à une période où une personne a manqué de ressources pour gérer une surcharge émotionnelle.


Comprendre ce mécanisme de protection permet d’aborder les phobies autrement : non comme une réaction excessive, mais comme un système d’alarme interne qui se déclenche lorsque les ressources perçues ne suffisent plus.


La mécanique interne d’une phobie : un apprentissage rapide


Le mécanisme de la phobie se met en place lorsqu’un élément extérieur, comme un lieu, un animal, un geste ou une foule, est associé à une expérience interne de vulnérabilité. Le cerveau, conçu pour agir rapidement et préserver la sécurité, apprend à reconnaître ces indices.

Dès qu’un élément similaire est repéré, il active automatiquement une réaction de peur, indépendamment du danger réel.


Ce mécanisme suit un principe de base : mieux vaut alerter trop tôt que trop tard.


Même lorsque la personne sait que la peur est excessive, le cerveau n’obéit pas à la raison. Il s’appuie sur un souvenir sensoriel et corporel, une empreinte laissée par un moment de vulnérabilité, pour activer une réaction de protection immédiate.


Ce fonctionnement explique pourquoi la peur persiste, même lorsque la personne sait qu’elle est disproportionnée. Le cerveau ne cherche pas à vérifier si le danger est réel : il cherche avant tout à éviter qu’une situation de vulnérabilité ne se reproduise. C’est à partir de là que se met en place un second mécanisme clé dans la phobie : l’évitement.


L’évitement : le renforcement involontaire de la phobie


Face à une situation perçue comme menaçante, l’évitement procure un soulagement immédiat. Cette diminution rapide de la tension est interprétée par le cerveau comme une réussite. La stratégie est validée, non parce qu’elle a résolu le problème, mais parce qu’elle a fait baisser l’alarme.


Le cerveau enregistre alors une équation implicite :

j’ai évité → je n’ai pas eu peur

Progressivement, l’évitement devient la réponse principale face à la situation phobique. Non pas parce qu’il fait disparaître la peur, mais parce qu’il empêche sa montée. Pour le cerveau, ce soulagement suffit à valider la stratégie.


Avec le temps, la peur apparaît de plus en plus tôt, parfois dès l’anticipation d’une situation à venir. Cette peur anticipée amène alors la personne à modifier son comportement en amont : annuler, contourner, retarder ou éviter la situation avant même d’y être confrontée.


La phobie ne se limite plus à la rencontre directe avec le déclencheur initial. Elle influence les choix, les décisions et l’organisation du quotidien. Elle devient un système autonome, dans lequel la peur de la situation phobique et l’ensemble des stratégies d'évitement se renforce mutuellement.


L'enregistrement du cerveau : cet ancrage invisible


Une phobie peut s’installer dans des contextes très différents :


  • après une période de fatigue intense,

  • lors d’un changement de vie important,

  • à un moment où la personne se sentait particulièrement vulnérable,

  • ou simplement à la suite d’une frayeur ponctuelle.


Par exemple, à un moment donné, un lieu a été associé à une montée de tension, d’angoisse ou de perte de contrôle. Le cerveau n’enregistre pas seulement l’événement, mais l’état interne dans lequel la personne se trouvait à cet instant.


Le cerveau enregistre des sensations corporelles, des tensions, des contextes internes, et peut les réactiver plus tard, parfois des années après, dès qu’un élément similaire est perçu.

Ce décalage temporel explique pourquoi la réaction phobique paraît parfois illogique. Le cerveau ne réagit pas à la situation telle qu’elle est aujourd’hui, mais à un ancrage émotionnel inscrit dans le passé, qui se réactive comme si le danger était toujours actuel.


 

L’hypnose : agir sur les ancrages internes qui maintiennent la phobie


L’hypnose intervient directement sur les associations émotionnelles qui entretiennent la réaction de peur en agissant sur la manière dont le cerveau relie le déclencheur et la sensation de danger.


L’hypnose permet notamment de :


  • désactiver la charge émotionnelle associée au déclencheur, en travaillant sur l'enregistrement du cerveau;

  • réintroduire de la neutralité là où le système nerveux ne percevait plus que du danger ;

  • modifier la perception interne du déclencheur, en l’explorant depuis un état de sécurité ;

  • réécrire les raccourcis émotionnels, grâce à des techniques d’imagerie, de dissociation contrôlée ou de réassociation progressive ;

  • redonner au corps la possibilité d’une réponse différente, plus adaptée, moins automatique.


L'hypnose aide ainsi le cerveau à produire un nouvel apprentissage : le déclencheur n’est plus associé à une alarme, mais à une sensation de calme, de maîtrise, ou simplement d’indifférence.


Dans de nombreuses phobies, ce changement interne devient le point de bascule : la peur perd son intensité et les réactions diminuent puis disparaissent.



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​​​ CABINET KEYS HYPNOSE & PNL, Vincennes et Saint-Mandé



 



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